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L'appel à projets Edition 2015/2016

Pour soutenir des idées nouvelles développées par des acteurs externes à l’entreprise, SUEZ lance son 2ème appel à projets le 10 septembre 2015, clôturé le 31 décembre 2015, ouvert à des initiatives individuelles ou collectives portées par des associations, des entrepreneurs, des chercheurs, etc. Lyonnaise des Eaux accorde une dotation financière aux projets présentant un réel effet de levier et les accompagnera pour contribuer à leur promotion et leur développement.

 

 

Le comité stratégique oriente la démarche, sélectionne les projets qui bénéficieront d'un soutien financier. Il assure le suivi des projets et veille à leur promotion et à leur développement.

 

 

Les 6 lauréats de l'édition 2015/2016

Six projets innovants pour agir à tous les niveaux pour la ressource en eau. Sélectionnés par un comité stratégique pluridisciplinaire composé d’experts internes et externes à SUEZ environnement 

Les six projets lauréats sont :

  • En 2 ans, la start-up fluidion™ a pour objectif de développer une nouvelle solution, navigante sur l’eau, télé-opérable et autonome, de mesure in-situ de la concentration de bactéries (Escherichia Coli) dans l’eau associée à une interface web de gestion et d’affichage.
  • Le projet présenté par le Laboratoire de Génie de l’Environnement Industriel (LGEI) de l’Ecole des Mines d’Alès et la start-up Caminnov vise à développer, d’ici 2018 et pour un coût abordable, un outil facilement transportable détectant en quelques minutes deux polluants nuisibles à l’environnement et à l’écosystème : le glyphosate et son produit de dégradation, l’AMPA (acide aminométhylphosphonique). 
  • Le projet de l’ADAF, sur la période 2016-2018, vise à permettre au bassin de Montélimar de porter une attention particulière au  maintien des surfaces pastorales ainsi qu’à la maîtrise des intrants et des produits phytosanitaires, en facilitant les changements de pratiques et le développement d’outils de sensibilisation à la préservation des ressources en eau.
  • Le projet “Des zones humides orphelines” porté par le CPIE du Velay vise à faire découvrir aux citoyens, collectivités et associations locales les milieux humides non intégrés dans des dispositifs structurés de soutien et imaginer avec eux des solutions de préservation. 
  • L’Association pour le Développement Opérationnel et la Promotion des Techniques Alternatives en matière d’eaux pluviales (ADOPTA), en partenariat avec l’association Création Développement Eco-Entreprises (CD2E), a pour objectif d’évaluer la performance des techniques alternatives de gestion des eaux pluviales dans l’élimination des micropolluants. 
  • Le projet « Ecol’eau » porté par le CORIF est destiné aux élèves des écoles élémentaires des 15 communes (Yvelines, Essonne, Val-de-Marne) traversées par la Bièvre. En considérant l’ensemble des enjeux propres à cette rivière, naturelle dans sa partie amont et canalisée en aval de la réserve naturelle régionale du bassin de la Bièvre, les élèves doivent étudier les zones humides le long de la Bièvre et repenser leur aménagement. 

Les six lauréats bénéficieront d’une dotation financière, ainsi que d’un soutien opérationnel dans la mise en œuvre de leurs projets.

Un laboratoire portable embarqué et télécommandé, sentinelle de la qualité des eaux

Une avancée technique et informatique 

Convaincu que l’analyse de la qualité de l’eau de demain passera par des systèmes automatisés, le jury du Programme Agir pour la Ressource en Eau a été séduit par la démarche innovante du projet. C’est en combinant un drône-bateau, préleveur d’échantillons, un capteur et un système de communication et d’affichage des données que fluidion™ propose de surveiller la qualité d’un milieu aquatique.

 

Une entreprise innovante et dynamique

fluidion™ est une start-up créée en juillet 2012 par une équipe internationale de scientifiques, ingénieurs et experts en micro-technologie et systèmes de mesure. La mission de fluidion™ est de développer et commercialiser des systèmes autonomes d’échantillonnage et de mesure pour la surveillance de l’environnement.

Une plateforme autonome pour une réactivité accrue

En 2 ans, fluidion™ a pour objectif de développer une nouvelle solution de mesure de la
concentration de bactéries (Escherichia Coli) dans l’eau associée à une interface web de gestion et d’affichage.
La plateforme, baptisée « ALERT Platform » (ALERT pour Automatic Lab-in-vial E. Coli Remote Tracking) est conçue pour être navigante sur l’eau, télé-opérable et autonome. Elle doit réaliser des prélèvements et des mesures microbiologiques in-situ pour une surveillance poussée de la qualité des eaux.
Cet outil produit une cartographie rapide et à moindre coût de l’état de contamination, permettant par exemple à un ostréiculteur ou à un gestionnaire de baignade une meilleure réactivité.

> Télécharger : Lauréat Fluidion

Un outil de détection rapide et fiable des polluants émergents

Vers une meilleure gestion des polluants émergents

Aujourd’hui, la qualité des masses d’eau superficielles françaises est affectée par la présence de pesticides. Le projet vise à développer, d’ici 2018 et pour un coût abordable, un outil facilement transportable détectant en quelques minutes deux polluants nuisibles à l’environnement et à l’écosystème : le glyphosate et son produit de dégradation, l’AMPA*. Les procédés d’analyse existants se heurtent à la détection de ces molécules très solubles dans l’eau.

Une méthode de détection vouée à évoluer 

Le développement d’outils visant à détecter sur site la présence de micropolluants agricoles s’inscrit dans les grands défis sociétaux de préservation de la santé humaine et de l’environnement. Le projet ouvre la voie à la mise en oeuvre d’actions proactives de réduction
à la source des émissions produites par l’activité humaine.

Des acteurs investis dans la protection de la biodiversité

Le Laboratoire de Génie de l’Environnement Industriel développe des thématiques de recherche sur trois domaines : les risques naturel et industriel, les pollutions olfactives et l’écologie industrielle et l’évolution des hydrosystèmes. Il a également pour mission de former les élèves ingénieurs aux problématiques environnementales étudiées.

De son côté, Caminnov est une start-up spécialisée en biotechnologie axée sur les anticorps de camélidés. Ces anticorps présentent des caractéristiques uniques de stabilité, de thermo-résistance, etc. 

Le projet bénéfice d’un financement de la Région Languedoc-Roussillon dans le cadre du programme « Chercheur d’avenir ».

*AMPA : acide aminométhylphosphonique

> Télécharger : Lauréat Ecoles des Mines

Mieux gérer l’eau et les sols en changeant les pratiques agricoles sur le bassin de Montélimar

L’agroforesterie, une démarche porteuse d’avenir

L’agroforesterie désigne les pratiques, nouvelles ou historiques, associant arbres, cultures et-ou animaux sur une même parcelle agricole, en bordure ou en plein champ.

Un acteur ancré dans le territoire de la Drôme

L’Association Drômoise d’AgroForesterie (ADAF) travaille en partenariat avec les agriculteurs, la recherche, les décideurs politiques, les collectivités, les administrations... L’ADAF oeuvre pour que l’arbre retrouve sa place au sein des systèmes agricoles.

Dans le cadre du projet sélectionné, l’ADAF travaille avec le Syndicat Mixte du 5ème Pôle, qui comprend 42 communes réparties sur la communauté d’Agglomération Montélimar-Sésame, la Communauté de Communes du Pays de Marsanne et celle du Pays de Dieulefit.

Un projet à la confluence de deux zones de captage d’eau Afin de répondre aux enjeux de qualité de l’eau, le Syndicat Mixte porte un plan d’actions visant à reconquérir la qualité des eaux souterraines, la préservation de 2 périmètres de captage prioritaires et la biodiversité
à l’échelle du bassin de Montélimar.
L’intervention de l’ADAF, sur la période 2016-2018, doit permettre au territoire de porter une attention particulière au maintien des surfaces pastorales, ainsi qu’à la maîtrise des intrants et des produits phytosanitaires. Le projet doit ainsi aboutir à des changements de pratiques et au développement d’outils de sensibilisation à la préservation des ressources locales.

> Télécharger : Lauréat ADAF

 

Préserver les zones humides oubliées

Accompagner des projets locaux de développement durable

Les Centres Permanents d’Initiatives pour l’Environnement (CPIE) sont des associations porteuses de missions de sensibilisation, de
formation, de recherche et de développement de projets locaux. 

Le CPIE du Velay accompagne des projets en Haute-Loire et sur les Monts d’Ardèche à travers le développement de l’éco-tourisme, l’éducation à l’environnement, la science participative ou encore la mise en place de
démarches de développement durable valorisant le territoire.

Engager les habitants et les acteurs territoriaux à préserver les zones humides fragiles

La Haute-Loire présente une diversité de zones humides, lacs, étangs, marais, tourbières, reconnues pour leur biodiversité hors du commun et soutenues par des politiques publiques de gestion de la nature.

Le projet “Des zones humides orphelines” vise à faire découvrir aux citoyens, collectivités et associations locales les milieux humides non intégrés dans des dispositifs structurés de soutien et imaginer avec eux des solutions de préservation. Un accompagnement sur-mesure, associé à des évènements de sensibilisation, contribueront à renforcer la prise de conscience. Le projet aboutira à la fin de l’année 2017 et s’appuiera sur un partenariat avec l’Agence de l’Eau Loire Bretagne.

Une dynamique citoyenne engageante

Le jury a été séduit par la complémentarité des deux approches composant le projet : une sensibilisation des populations locales et des opérations concrètes de restauration des zones humides.

> Télécharger : Lauréat CPIE

Les techniques alternatives de gestion des eaux pluviales face aux micropolluants

Gérer les eaux de pluie autrement

Les techniques alternatives de gestion des eaux pluviales reposent sur des démarches durables et intégrées, respectueuses du grand cycle de l’eau (infiltration de la goutte d’eau au plus près de son point de chute).
Elles sont mises en oeuvre à travers des tranchées drainantes ou bien encore des noues. Quelle est la performance de ces techniques
au regard des micropolluants ? C’est tout l’objet du projet.

Des partenaires précurseurs des techniques alternatives

L’Association pour le Développement Opérationnel et la Promotion des Techniques Alternatives en matière d’eaux pluviales (ADOPTA), créée en 1997 à Douai, a pour mission de promouvoir les différentes techniques alternatives de gestion des eaux pluviales.

En partenariat avec l’association Création Développement Eco-Entreprises (CD2E), qui soutient des projets environnementaux innovants, l’ADOPTA souhaite asseoir le recours aux techniques alternatives par une étude qui doit recueillir des informations quantifiées sur la performance des techniques alternatives de gestion du pluvial.

Comportement face aux pollutions : une nouvelle étape dans le développement des techniques alternatives

L’objectif est d’évaluer pour de petites surfaces d’apport (moins d’un hectare), l’impact qualitatif des eaux de ruissellement s’infiltrant
dans les noues et les chaussées-réservoirs lors d’épisodes pluvieux. 

Précédé par une synthèse bibliographique des études existantes et en cours sur les micropolluants, ce projet étalé sur 2 ans repose sur la réalisation d’une campagne de prélèvements pour mesurer in-situ le cumul de pollution, sur un temps long.

> Télécharger : Lauréat ADOPTA

Comprendre et intégrer les enjeux liés à la biodiversité des zones humides, au fil de la rivière

Un acteur investi dans la protection de la biodiversité

Le Centre Ornithologique Ile-de-France (CORIF) est une association de protection de la nature associant aussi bien l’étude des oiseaux sauvages et de leurs écosystèmes que l’étude des milieux naturels et des espèces qui y vivent. Les animations pédagogiques constituent l’un des objectifs de l’association.

Un aménagement du territoire pour sensibiliser à la biodiversité

Fort d’une approche complète (étude de la biodiversité associée à la rivière, aménagement du territoire, protection de la nature), le projet « Ecol’eau » est destiné aux élèves des écoles élémentaires des 15 communes (Yvelines, Essonne, Val-de-Marne) traversées par la Bièvre. En considérant l’ensemble des enjeux propres à cette rivière, naturelle dans sa partie amont et canalisée en aval de la réserve naturelle régionale du bassin de la Bièvre, les élèves sont sensibilisés à ses richesses naturelles et deviennent acteurs de la protection de la ressource en eau.

Pour une meilleure intégration des zones humides en ville

La Bièvre est au coeur des préoccupations des habitants de ses berges. Une des orientations du Schéma d’Aménagement et de Gestion de
l’Eau (SAGE) pour la Bièvre vise « la mise en valeur de la rivière et de ses rives pour l’intégrer dans la ville ». Dans ce cadre, le CORIF développe le programme d’éducation à la nature « Ecol’eau ». Il consiste à étudier les zones humides le long de la Bièvre et à repenser leur aménagement. Les activités proposées aux élèves d’écoles élémentaires et collèges dès la rentrée des classes 2017-2018, à la fois sur le terrain et en classe, compléteront les programmes scolaires et aboutiront à des propositions d’aménagement du territoire.

> Télécharger : Lauréat CORIF

Règlement Appel à Projets 2015/2016